21 février 2008
Comics #74 : Special Forces #1
Série : Special Forces
Numéro : #1
Année : 2007
Scénariste : Kyle Baker
Dessinateur : Kyle Baker
L'histoire (1 of 6) : De nos jours. Sous le feu de l'ennemi, une unité de soldats américains inexpérimentés lutte pour sa survie dans les décombres d'une ville en guerre.
Critique : Ecrire pour dénoncer des faits de guerre et surtout des méthodes de recrutement peu reluisantes de l'armée U.S relatées par la presse américaine. C'est cela dont s'inspire Kyle Baker. Le résultat est détonnant. L'environnement de guerre est oppressant. Les dessins retranscrivent à merveille l’ambiance de guerre et le côté suicidaire de la mission. La narration oscillant entre l’action du champ de bataille et la période de recrutement donne du rythme à ce récit. Les personnages sont attachants car ils s’imposent comme les victimes de ce système. Leur présence sur le champ de bataille ne résulte pas d’un véritable choix de leur part. Alors lorsqu’ils tombent les uns après les autres, cela est ressenti comme une véritable injustice. Les pensées de la jeune héroïne de l’histoire contribuent à cette réflexion sur le pourquoi de cette situation et la manière dont elle est vécue. Ces commentaires en voix-off, quelques situations cocasses et une héroïne pleine de charme apportent toutefois une légèreté bienvenue.
Voilà, j’aurais pu me contenter de vous renvoyer vers l’excellente critique de Pépère, ce que je fais également, mais je voulais dire à ma manière tout le bien que je pense de cette mini-série. Quand l'originalité dans le monde des comics vous ramène à la réalité, celle du champ de bataille. Vivement la suite !
Comics #73 : Gutwrencher #1
Série : Gutwrencher
Numéro : #1
Année : 2008
Editeur : Marvel
Scénariste : Shannon Eric Denton,
Histoire : Steve Niles & Keith Giffen
Dessinateur : Anthony Hightower
L'histoire (1 of 3) : Nouvelle-Angleterre. Alors qu'un lycée doit organiser une fête des anciens élèves, des invitations sont envoyées. Il y a ceux qui ne savent pas s’ils s’y rendront et il y a celui…. qui aurait souhaité qu’on l’invite. Aigri puis frappé par une malédiction lors d’une balade, ce dernier n’aura dorénavant pour seul objectif que de se rendre à cette petite fête avec une motivation particulièrement … sanguinaire. Et le travail a déjà commencé...
Critique : Traitant une énième fois du thème du psychokiller frustré et sous le coup d'une force maléfique guidant ces gestes, l’histoire ne présente guère d’originalité. Pourtant, avec un casting Giffen/Niles, on serait en droit d'attendre une bonne lecture. Toutefois, ce n’est que le premier épisode et l’ensemble se laisse lire avec intérêt et un léger soupçon d’intrigue quant à savoir ce qu’il va advenir du bourreau et de ses victimes potentielles. Les dessins, sans être transcendants, notamment au niveau des visages, offrent des teintes sombres dans le ton de l’histoire. A suivre...
Comics #72 : Ultimate Fantastic Four Annual #2
Série : Ultimate Fantastic Four
Numéro : Annual #2
Année : 2007
Editeur : Marvel
Scénariste : Mike Carey
Dessinateurs : Stuart Immonen
L’histoire : La soudaine notoriété des Fantastic Four et les dangers auxquels ils sont régulièrement exposés ont obligé les autorités en place à déménager le réservoir des jeunes génies du Baxter Building vers d’autres sites. Alors que le Général Ross vient justement visiter l’installation de Pinhead Buttes dans l’Oregon, le bâtiment est attaqué et s’enfonce dans les profondeurs de la terre à la rencontre de l’hôte et ennemi que l’on croyait perdu à jamais : The Mole Man.
Critique : un numéro dont les 4 ne sont pas les héros. Josie Hart, Gus Axelrod, Sunita Begun, Phineas Mason sont 4 jeunes gens, sans supers-pouvoirs mais de vrais génies qui poursuivent l’envie de rendre le monde meilleur. Ce sont eux les héros de cette histoire. Et l’on sera probablement amené à les revoir. De l’humour, un vilain pas vraiment méchant et une narration alternant entre action en cours et récit autobiographique font de cet annual #2 un très bon moment de lecture. Et ce ne sont pas les dessins de Stuart Immonen qui viendront gâcher ce plaisir, bien au contraire.
